La Chine pour une fin d'année

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Chine - Sur les traces de Tintin
de Benoit, le 21-01-2007

La Chine pour une fin d'année

Kumming (Chine), le 28 / 12 / 2006. Au French Café.

Lhassa, Tibet

"Le réel n'est pas seulement ce que nous faisons, mais aussi ce que nous rêvons", écrivait Vargas Llosa. Les Tibétains ont une grande relation avec le monde l'imaginaire. Une croyance très présente et une grande relation avec les esprits. Et lorsque je suis arrivé au Tibet, je ne savais plus si j'étais dans le monde du réel ou dans une autre dimension. Une autre vie. Une autre époque. Un autre imaginaire. Un autre monde.

Le Tibet est un pays(1) poignant. Fort en émotions. Mystique. La foi des pèlerins vous transporte, que vous soyez croyant ou non. Elle vous saisie. Elle vous marque. Vous renverse et vous questionne. J'ai vu et croisé pendant quelques secondes seulement les visages de ces pèlerins. Mais ces quelques secondes ne s'effaceront jamais de ma mémoire. Tout est question d'intensité, pas de durée.

A Lhassa je reste des heures assis sur une marche et je regarde ces hommes et ces femmes qui viennent ici terminer leur chemin de pèlerinage (le Kora). De longs mois de marche au travers du pays, mendiant, à se prosterner à chaque pas, se lancer et plonger sur le sol, poser la tête sur la terre, se relever et prier le Bouddha. Ces pèlerins terminent ici, fatigués, les regards perdus dans leur foi, sur le chemin du Barkhor, autour du monastère de Jokhand, vieux de 1300 ans. Quel chemin de souffrances ! Pourquoi ce chemin ? Quel paradis au bout ? Je suis complètement incapable de vous répondre. Une fois encore, je me rends compte que la religion transcende les Hommes. Que la notion de temps n’existe pas ici, au Tibet.

La Chine reste pourtant une terre toute mystérieuse. Le soir venu, j'ouvre mon carnet de route et je reste des heures devant la page, incapable de porter les mots pour retranscrire les impressions de la journée tellement il m'est difficile de porter un jugement objectif sur la Chine et son peuple. La Chine est difficile à comprendre. A saisir. A pénétrer. Difficile de décrire les relations avec le peuple Chinois, car difficile de rentrer en contact avec lui malgré sa curiosité envers l'étranger. Cependant, beaucoup de poètes, de philosophes et d’ethnologues ont écris sur la Chine. Sur sa culture et les mœurs. Sur ses nombreuses ethnies, son histoire, sa médecine, ses arts, sur la calligraphie. Sur les religions allant du Bouddhisme au Taoïsme, en passant par le Confussussianisme qui s'apparente plus à un courant philosophique peut être qu'à une pratique religieuse.

La Chine est pour moi le pays des contrastes. Contrastes entre des villes ultramodernes (Pékin, Kumming) et des petits villages dans les montagnes du Yunnan où il n'y a ni eau courante, ni électricité. Contrastes dans mes rapports avec les Chinois qui sont parfois surprenants d'ouverture, de curiosité, avides d'échanges et à l'opposé, je rencontre des gens distants, fermés, craintifs même, détournant leur chemin pour m'éviter. Contrastes aussi dans un pays semi-désertique au Nord, dans la Mongolie intérieure et tellement vert et luxuriant dans le sud, dans les montagnes du Yunnan où poussent bananiers, orangers et mandariniers, arbres à litchis, ananas, au milieu des rizières en escalier... Contrastes des populations aussi entre les hommes d'affaires de Pékin (ou Beijing) dont les salaires sont bien supérieurs à leurs homonymes occidentaux et les miséreux paysans Hani du Yunnan par exemple dont le revenu annuel ne dépasse pas 280 €...

C'est certainement ce que je garderai de la Chine, l'empire du milieu, de cet immense pays : Contraste et ambivalence dans mes impressions, dans mes sentiments. Mais déjà je veux y retourner pour comprendre et approfondir tous ces mystères...

Je quitte le pays avec quelques regrets, comme avec un peu de déception. J’essaye de relativiser car mon passage en Mongolie était, il est vrai, très fort en rencontres avec ce peuple. J’ai placé au centre de mon voyage la rencontre et la compréhension des cultures, l’immersion dans les familles. Rien de tout cela en Chine.

Note : (1) - Car pour moi le Tibet est et reste un pays. Son gouvernement s'est exilé essentiellement en Inde. Les Chinois se sont tout de même appropriés ce territoire d'abord avec les armes et maintenant le contrôlent économiquement. La ligne de train qui vient de se terminer entre Pékin et Lhassa en est l'exemple. La Chine aujourd'hui est toujours en conflit avec ses pays limitrophes. Les frontières ne semblent pas clairement établies avec le nord de l'Inde et la Mongolie intérieure. Il semble aussi y avoir pas mal de problèmes avec la reconnaissance des frontières avec le Vietnam... La Chine à tout de même condamnée le chef spirituel du Tibet et 100.000 intellectuels à l’exil, causé la mort de 1,2 million de Tibétains et détruit la majeure partie de l’héritage culturel du Tibet. Le Dalaï-Lama dénonce toujours le génocide culturel dont est victime le Tibet. Mais les intérêts commerciaux conduisent les dirigeants Occidentaux à ne pas aborder la question du Tibet avec leurs homologues Chinois…

Mikhail Santaro

"Crois-tu que tu sois dans ce compartiment de train par le fait du hasard ?" Me lance le vieil homme - casquette écossaise, moustaches blanches qui se terminent en boucles sur les côtés, sweat-shirt à capuche, jean baggy à bretelles à boutons - dans un accent que je crois d'abord être so British. Mikhail Santaro, 78 ans, Russe, diplômé de médecine chinoise et acuponcteur (L'acupuncture par l'oreille : Anatomie, Anesthésie, Editions Maloine, 1974. ISBN-10: 222400107X) - historien, ethnologue, diplômé de la Sorbonne à Paris des langues et civilisations anciennes (Tibétain).

L'homme parle et écrit parfaitement Russe, Anglais, Mongol, Tibétain, Français en plus des quelques dialectes locaux dans les différents pays que je viens d'évoquer et utilise le skate-board pour se déplacer... Je ne pouvais pas mieux tomber, pas espérer meilleure compagnie pour ces deux jours de train me menant vers Pékin.

Je vais recevoir toutes les réponses sur les coutumes mongoles et l'histoire du pays, restées en suspends, sur le Bouddhisme qui se pratique en Mongolie, sur l'occupation du pays par les Russes entre 1930 et 1992, sur la Mongolie intérieure en Chine, sur le mode de vie des Taatsans chamanistes qui vivent dans les tipis et élevant les rennes dans le Nord-Ouest de la Mongolie. Sur l'interprétation et la lecture des mes deux soutras de prières tibétaines, dont l'un d’eux qui dans sa boite en bois date du début du siècle et dont les écrits datent du 16e siècle, m'a etait offert par un moine au Monastère d'Erdene Zu... "C'est un présent d'une valeur inestimable, tant symbolique que spirituelle que t'a fait la ce moine" me confie Santaro. J'en suis bien conscient.

Santaro m'introduit à la culture chinoise, à sa philosophie. A sa médecine dont l’approche repose essentiellement sur de la prévention, qui soigne à gauche si on a mal à droite, qui vous ausculte la colonne vertébrale si vous avez une douleur au genou… Un bon médecin chinois est un médecin qui n'a jamais de malade. En France un médecin réputé a plein de patients... Opposition entre l’Orient et l’Occident. Je suis déjà fasciné par la Chine qui s'ouvre à moi.

Nous parlons de la révolution culturelle et des années "Mao". Des périodes sombres envers les intellectuels, les étrangers, les scientifiques du pays pendant les années de la révolution culturelle. Nous parlons aussi de l'espace et du temps, des corps et de la matière, de l'énergie et de l'esprit. Voici la plus riche de mes rencontres, en terme de connaissances, depuis le début de cette route.

Pékin, Père et Fils.

 Je sors de ce train qu'il m'a fallu prendre contre mon gré pour entrer en Chine. Gare de Pékin. Une foule incroyable. Moi qui arrive des steppes désertiques de Mongolie... Je suis un peu effrayé même au milieu de tous ces Chinois. Circuler cependant à vélo dans Pékin est un plaisir. Il y a des pistes cyclables partout et les Hutong, ces vieilles ruelles, sont plutôt calmes. Je me ballade dans le Parc Ritan et le Parc du Temple du Ciel très tôt le matin, quand les vieux pratiquent le Tai-Chi-Chuan et que les vieilles dames nourrissent les pigeons.

Plus tard dans le ciel, j’aperçois des cerfs-volants. Il faut essayer de suivre les fils et trouver les propriétaires. Un groupe d'enfants dont la moyenne d'âge frise les 70 ans, s'amuse à envoyer dans les cieux ces oiseaux de bambou et de papier jusqu'à la fin de la bobine de fil. Leurs yeux brillent comme ceux des enfants qui jouent pour la première fois avec un jouet reçu à Noël. C'est un plaisir de rester ici, dans ces parcs tellement calmes, à l’écart du bruit de la ville. Un type qui pratique le Tai-Chi-Chuan le matin et se passionne pour les cerfs-volants quand le vent se lève, doit forcement être quelqu'un de très très calme et dont il reste une part d'enfance dans le cœur. Mais les Chinois pratiquent aussi de la gymnastique, jouent aux jeux de Dames chinoises. D'autres chantent tous en cœur ou content des histoires qui font rire les badaux. Autour d'un poste et d'une musique délicieuse, des hommes et femmes dansent sur une chorégraphie admirable. Est-ce la cérémonie d'ouverture des prochains J.O. ?

Je traverse la place Tian'Anmen et je regarde le portrait de Mao devant la Cité Interdite (ou la Cité Pourpre). Mais surtout j'attends l'arrivée du vol en provenance de Paris et de Vienne. J'attends mon Père. Nous nous retrouvons ici pour une semaine. Une riche semaine de complicité et de découvertes. Prendre le temps de vivre et de se parler, d’un fils à un son Père, devenu au cours des années, un ami, un confident en plus d’un Papa. Une semaine de visites et de rêves communs qui s'accomplissent sur la muraille de Chine. Nous voila donc parti à pied dans toute cette immense ville et ses alentours. Ce Pékin si moderne, écrasant les derniers vieux quartiers, rasant les dernières Hutong, pour construire des tours d'une architecture très moderne. Les voyageurs venus ici il y a seulement deux ans, ne reconnaissent plus rien.

Il est vrai que Pékin sera aussi très regardée et très attendue pour les prochains Jeux Olympiques de 2008. Est-ce pour autant que la Chine respectera un peu plus les droits de l'Homme ? Selon Amnesty International, il y aurait environ 6000 exécutions à la peine capitale par an en Chine. Le “ flicage ” sur Internet est en augmentation constante et il m’est difficile de rester connecté plus d’une heure sur ma boite mail française… et impossible d’ouvrir celle de mon père (Wanadoo ne marche pas en Chine, prenez note si vous envisagez un voyage dans l’Empire du Milieu…).

Cependant, rien ne nous échappe. Pékin est une ville merveilleuse, immense. Dans cette capitale sans fin, il est encore possible de saisir des scènes de la vie quotidiennes très pittoresques…Sur la place Tian’Anmen, une longue file disciplinée de Chinois attend patiemment pour rendre hommage au Président Mao dans son mausolée. La Cité Pourpre nous laisse rêveurs et nous l’imaginons à son apogée, pleine de vie sous le règne de l’empereur Yongle en 1407. La Colline de Charbon, la ville Tartare et le Parc Beihai, les Tours du Tambour sur Gu Lou, la Ville Chinoise et le Temple du Ciel, le Temple des Lamas et les Jardins d’Eté, nous livrent les derniers parfums, les saveurs de la Chine d’antan. Nous traînons dans le marché aux puces de Panjiayuan à la recherche de vieux bouliers chinois, des pinceaux à calligraphie.

Xi’An nous émerveille devant la Grande Armée enterrée du Premier Empereur Qin. Les soldats de Bingmayong sont impressionnants. Les visages expressifs, la perfection du détail, l’air déterminé. La tombe de Qin était protégée. Cependant Xi’An ne se résume pas uniquement au caprice démesuré de Qin. Le quartier Hui (Quartier Musulman) très animé, coloré et parfumé, me rappelle alors ces ruelles brillantes de Fès au Maroc.

Un milliard trois cents millions de Chinois, et moi et moi et moi...

Difficile d'être tout seul en Chine. Il y a des Chinois partout. Mais quand je dis partout, c'est vraiment partout ! Les Chinois sont très curieux envers les étrangers, les "Laowai". Ils regardent tout et vont même jusqu'à mettre leur nez dans mes sacs. J'ai des dizaines d'anecdotes amusantes avec les Chinois. Quand j'arrive dans les petits villages à vélo et que je rentre dans une cantine, j'ai tout le village qui me suit et qui me regarde manger. Quand j'ouvre ma toile de tente le matin, les gens sont là et me regardent jusqu'à ce que tout soit rangé et que je parte. Quand je veux prendre quelque chose en photo, la moitié des gens présents se place devant ce que je veux prendre et l'autre moitié regarde avec moi dans le viseur de l'appareil. J'ai donc pas mal de photos avec des Chinois devant les temples et les pagodes, devant les paysages... J'en rigole beaucoup maintenant.

De nombreuses fois, les touristes chinois viennent à côté de moi, en famille et me prennent en photo avec mon vélo. S'en rien me demander. Comme si j'etais la statue de Mao sur la place du village... Cependant malgré cette curiosité j'ai énormément de difficultés pour entrer en contact avec eux ! Je ne pense pas que ça soit un problème de communication ou de langue. Mes échanges étaient très riches en Russie et en Mongolie. Partout ailleurs d'ailleurs. Et je ne parlais pas plus la langue pour autant. Pas facile. Comme me disait François Picard qui rentre de Chine avec sa bicyclette (www.3600km.net), même si on est toujours entouré de dix Chinois on est parfois profondément seul...

La notion de culture prend alors tout son sens ici. Je garderais cependant un souvenir… convivial des toilettes chinoises. En file indienne sur un petit caniveau, libre à chacun de demander la page des sports à son voisin de devant ou de lui regarder le derrière…

J’ai cependant rencontré quelques jeunes chinois et dans un anglais difficile à comprendre nous avons pu échanger sur nos cultures respectives. Les Chinois semblent cependant très attentifs à leur image. Tous m’ont demandés ce que la France pensait du développement de la Chine et qu’elle était l’opinion des médiats français à ce sujet. Mais j’ai souvent ressentis que tous ces jeunes ne semblaient pas très fiers de la manière dont ils se sont lancés à la conquête du monde. Peut-être ont-ils des scrupules quant à l’écologie par exemple qui est bouleversante ! La pollution est énorme, les rivières très polluées, les centrales omniprésentes, les usines chimiques partout à l’horizon… Le barrage hydroélectrique des Gorges des Trois rivières à fait déplacer des milliers de personnes et plongé dans les eaux de nombreuses richesses du patrimoine culturel. Qu’importe, la Chine est lancée et je crois que rien ni personne ne l’arrêtera.

Oh Yé !

 

Le Bric à Brac de Benoît

 A Caen il y a au moins deux associations qui militent pour de nobles causes. Les Dérailleurs (lien sur mon site) et Amitiés France Mauritanie (dans "mes liens"). Vous pouvez visiter les sites et je vous invite même à les rejoindre dans leurs actions.

J'en profite aussi pour vous inviter à la lecture des récits de voyage en Chine de François Picard sur son site www.3600km.net et le blog plein d'humour de Pauline qui enseigne l'anglais à Kumming : http://paulichinelle.blog.com/

Chères et chers lecteurs, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter, c'est gratuit et je vais maintenant essayer de vous envoyer plus régulièrement des petites nouvelles du monde et de ma route. La mise à jour du site me prend énormément de temps (3 jours environ de travail dans un cyber cafe...). J’ai beaucoup de difficultés à trouver des connexions ADSL… Je reçois aussi pas mal de mails auxquels je réponds toujours, même 15 jours après. Si vous n’avez pas de réponse, renvoyez-moi le message, beaucoup de mails se perdent dans les méandres de l’Internet… Cependant je vous invite à utiliser le Forum du site pour toutes les questions relatives à ce voyage. Plus de questions sur la boite mail ! Ces questions sont souvent les mêmes et en vous répondant, je pourrais alors répondre à d'autres voyageurs...

Casse tête Chinois

J'avais pris une photo dans un jardin a Pékin d'un arbre avec des fruits magnifiques. Je ne savais pas de quel fruit il s'agissait toutefois. J'ai reçu pas mal de mails de personnes me disant qu'ils chercheraient pour moi. Finalement c'est Anne Marie et Christian Michel qui m'ont donné la réponse (Merci Anne-Marie au passage). Il s'agit des Kakis. C'est un fruit tout à fait délicieux qu'on trouve en pagaille sur les étales en Chine.

Alors il m'est alors venu une petite idée. Un petit problème de mathématique. J'envoie une carte postale aux bonnes réponses (sur tirage au sort si j'ai 10 000 bonnes réponses...).

Voici le problème : Les Chinois sont 1.300.000.000 (Un milliard trois cents millions). 12 % d'entre eux se déplacent avec des vélos classiques quotidiennement et parcourent en moyenne 8 km par jour. 8 % utilisent des vélos avec une assistance électrique et font en moyenne 13 km par jour et enfin, 11 % de la population chinoise utilise des tricycles à benne pour les livraisons et se deplace sur 9 km en moyenne par jour. Ces tricycles ont les deux roues arrières motrices, la roue avant et libre comme sur les autres vélos...

Les pneus "made in China" permettent de faire 3000 km pour un pneu arrière et 6000 pour un pneu avant.

Question : Combien de pneus sont vendus chaque jour en Chine ?

 

 

Pour le reste, tout va bien, je roule maintenant entre le Vietnam et le Laos. Je rentre en fait doucement vers l'ouest. Vers la maison...

A suivre donc..

Benoit

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Commentaires sur cet article
cricri
tu as ecrit ton article le jour de mon anniv' je sais qu e ca n'a pas traverse tes pensees, mais j'aime la coincidence tout de meme.
Merci Ben de nous faire partager ton periple !
tout de suite je me suis dit : ca c'est bien lui ! et puis de suite apres: si je pouvais etre avec lui.... je voudrais partager ce voyage que tu vis !!! je t'envie !!!
mon voyage s'est arrete en Finlande.... et ailleurs bien entendu, mais tu peux peut etre mieux comprendre dans quelle culture je vis apres avoir traverse la Siberie... les vents du nord je les vis tous les jours ici aussi, par -20 ou par-30... je pense bien a toi je vais continuer sur ton site... bises de la banquise, cricri, Christelle
 

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